Malgré un résultat net très inférieur aux prévisions des analystes sur les six premiers mois de l’année 2026, l’entreprise suisse s’appuie sur le redressement de ses ventes amorcé au printemps pour anticiper un second semestre nettement plus rentable.
Le groupe Swatch accuse le coup au terme du premier semestre 2026. L’horloger suisse a fait part d’un bénéfice net de 16 millions de francs suisses (environ 17 millions d’euros), concédant un repli de 5,8 % sur un an. Ce résultat s’inscrit très en deçà des estimations publiées par l’agence suisse AWP, dont le consensus d’analystes visait en moyenne un résultat net de 95 millions de francs.
En revanche, l’activité commerciale s’est révélée plus soutenue que prévu. Le chiffre d’affaires semestriel s’élève à 3,1 milliards de francs suisses (contre 3 milliards attendus), marquant une progression de 2 %. A devises constantes, la hausse des ventes atteint 8,5 %.
La production pèse sur la rentabilité
L’entreprise, à la tête de marques comme Omega, Longines ou Tissot et également fournisseur de pièces d’horlogerie (cadrans, aiguilles), explique le fléchissement de ses profits par la charge pesant sur son outil industriel. Elle souligne toutefois la vigueur des ventes au détail, qui touche l’ensemble des gammes de prix.
Sur le plan géographique, les performances sont portées par les États-Unis, où l’activité montres et joaillerie bondit de 27 %. Sur la zone Chine, Hong-Kong et Macao, la croissance atteint 9 % au sein du réseau de boutiques en propre, bien que les commandes venant des détaillants indépendants soient restées discrètes.
Un élan commercial entretenu par les lancements
Le groupe a notamment bénéficié de l’engouement suscité en mai par la Royal Pop, un modèle né d’un partenariat entre Swatch et Audemars Piguet. Le lancement a généré d’importants rassemblements devant une vingtaine de points de vente, nécessitant par endroits l’intervention des forces de l’ordre pour réguler la foule.
S’appuyant sur l’accélération constatée depuis mai et confirmée en juillet, la direction estime que la hausse des volumes va permettre d’optimiser l’utilisation des usines et d’assurer un redressement sensible des marges lors de la seconde moitié de l’année.